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Mon adolescent va mal : quand on ne sait plus comment l'aider

Quand son adolescent commence à aller mal, on cherche naturellement, en tant que parent, des solutions. On essaie de parler, de poser des questions, de rassurer, de comprendre. On propose parfois de consulter quelqu'un, de changer certaines habitudes, de prendre du recul. On cherche la bonne personne, la bonne méthode, la bonne manière de lui parler.

Et puis parfois, malgré toute cette bonne volonté d'aider, on a le sentiment de ne plus savoir quoi faire.

L'adolescent se replie, devient très irritable, s'oppose, rejette les propositions, peut entrer dans une colère intense ou sembler complètement indifférent à ce qui, auparavant, lui faisait plaisir. Les échanges deviennent difficiles. Chaque tentative pour l'aider peut être vécue comme une intrusion supplémentaire.

Et derrière cette opposition apparente, il y a parfois une souffrance profonde.

J'ai entendu des adolescents me dire en consultation qu'ils savaient qu'ils allaient mal, qu'ils se sentaient en dépression, qu'ils ne se reconnaissaient plus ou qu'ils avaient besoin de voir quelqu'un. Certains avaient déjà demandé de l'aide à leurs parents. D'autres avaient longtemps gardé ce qu'ils ressentaient pour eux.

Le plus difficile, parfois, n'est pas de savoir que l'on souffre. C'est de savoir quoi faire de cette souffrance.

Quand votre adolescent vous dit qu'il va mal, mais refuse les solutions que vous lui proposez

Quand votre adolescent vous dit qu'il va mal, mais refuse les solutions que vous lui proposez

C'est une situation particulièrement destabilisante pour un parent.

Comment comprendre qu'un adolescent puisse dire "je vais mal" ou "j'ai besoin d'aide", puis quelques jours plus tard refuser catégoriquement ce qu'on lui propose?

Il peut pourtant y avoir une véritable cohérence derrière ce paradoxe.

Demander de l'aide ne signifie pas forcément être prêt à accepter n'importe quelle forme d'aide. Et à l'adolescence, le besoin d'autonomie, de liberté et de contrôle sur ce qui nous arrive peut être particulièrement important.

Lorsqu'un jeune a le sentiment que les adultes ont décidé pour lui de ce qu'il doit faire, de la personne qu'il doit consulter ou de la manière dont il devrait aller mieux, il peut se braquer davantage.

Ce n'est pas nécessairement qu'il ne veut pas aller mieux. Il peut simplement avoir besoin de sentir qu'il reste acteur de ce qui le concerne, qu'on lui laisse une place pour exprimer ce qu'il ressent et que l'on cherche avec lui ce qui pourrait réellement l'aider.

Un adolescent peut avoir profondément envie d'aller mieux...tout en rejetant ce qu'on lui propose pour y parvenir.

Et c'est parfois là que le regard qur nous portons sur sa souffrance peut commencer à changer.

Et si votre adolescent n'avait pas besoin qu'on lui demande encore de changer?

Lorsqu'un jeune souffre, son entourage peut rapidement se concentrer sur ses comportements : sa colère, son opposition, son manque de motivation, son repli, ses réactions parfois très fortes.

Mais ces comportements ne racontent pas toute l'histoire.

Derrière une colère répétée, il peut y avoir une accumulation d'émotions. Derrière une perte de confiance, des croyances profondément installées. Derrière une réaction qui semble disproportionnée, une souffrance qui n'a pas encore trouvé d'autre moyen de s'exprimer.

Cela ne signifie évidemment pas que tout comportement doit être accepté ou excusé.

Cela signifie simplement qu'il peut être intéressant de chercher à comprendre ce qui se joue derrière ce qui se voit.

Et si, derrière ce qui ressemble parfois à de la colère, du rejet ou de l'opposition, se trouvait simplement un adolescent qui porte en lui des émotions qu'il ne sait pas encore comment exprimer?

Pour vous aider à décrypter ces signaux invisibles et comprendre les mécanismes qui déclenchent ces réactions, je vous invite à lire cet article : Adolescent en crise : Comprendre ses blocages émotionnels. Vous y découvrirez comment transformer ces incompréhensions en clés pour l'aider.

Un adolescent peut savoir qu'il va mal sans savoir comment aller mieux

Certains jeunes arrivent déjà avec une vraie conscience de leur souffrance. Ils savent qu'ils ne vont pas bien. Ils peuvent même avoir eux-mêmes demandé à être accompagnés.

D'autres n'ont pas encore les mots pour expliquer ce qu'ils vivent. Ils savent simplement qu'ils ne supportent plus certaines situations, qu'ils sont constamment en colère, qu'ils se sentent mal dans leur peau, qu'ils n'ont plus envie de rien ou qu'ils ne comprennent pas pourquoi leurs émotions prennent autant de place.

Dans tous les cas, il n'est pas nécessaire d'arriver avec toutes les réponses.

La première rencontre peut justement permettre de faire connaissance, de découvrir cet espace, de comprendre progressivement ce que le jeune traverse et de voir avec lui ce qui pourrait lui être utile.

Il n'a pas besoin de savoir à l'avance comment aller mieux pour commencer à être accompagné.

Un adolescent peut savoir qu'il va mal sans savoir comment aller mieux

Un parcours pensé spécifiquement pour les adolescents, et non simplement pour leur âge

C'est à partir de ces constats que j'ai souhaité créer un accompagnement spécifiquement destiné aux adolescents.

Parce qu'un adolescent n'est pas simplement un adulte plus jeune.

Sa manière de vivre ses émotions, de se construire, de se questionner, de chercher son autonomie et de réagir à son environnement est particulière. A cet âge, le regard et les attentes des adultes peuvent aussi être vécus avec une intensité particulière.

J'ai donc souhaité proposer un véritable parcours, dans lequel chaque jeune puisse être accueilli avec son histoire, sa personnalité, ses difficultés, ses ressources et surtout son propre rythme.

Il n'y a pas un programme à suivre. Il y a un adolescent à rencontrer.

Chaque accompagnement est entièrement personnalisé. Selon ce que le jeune traverse et selon ce qui émerge au fil des rencontres, différents outils peuvent être proposés et expérimentés ensemble.

Certains permettront d'observer ses comportements et de mieux comprendre ce qui se passe à l'intérieur de lui. D'autres pourront l'aider à travailler certaines croyances qui influencent sa manière de se percevoir, de réagir ou d'envisager son avenir.

La respiration profonde, les mouvements de relâchement corporel ou encore certains exercices de visualisation peuvent également lui permettre d'expérimenter concrètement d'autres façons de vivre avec ses émotions et ses tensions.

Il ne s'agit pas de lui donner une liste de choses à faire seul à la maison.

Tout se construit avec lui, pendant les rencontres, en fonction de ce qu'il est prêt à explorer.

Et si les émotions avaient aussi besoin d'être libérées?

Et si les émotions avaient aussi besoin d'être libérées?

Comprendre ce qui nous arrive est important.

Mais parfois, comprendre ne suffit pas.

Un adolescent peut savoir qu'il est en colère sans réussir à apaiser cette colère. Il peut comprendre certaines de ses réactions et continuer à ressentir une tension intérieure. Il peut avoir conscience de certaines blessures et pourtant continuer à être profondément affecté par ce qu'il a vécu ou entendu.

C'est dans cet espace que les techniques de libération émotionnelle prennent toute leur place dans mon approche.

Le travail peut permettre d'aller explorer certaines émotions, certaines souffrances ou certains événements qui continuent à peser, afin d'aider le jeune à se sentir progressivement plus libre et plus apaisé.

Il ne s'agit pas de chercher à tout expliquer ni de décider à l'avance de ce qui doit être travaillé.

Nous partons de ce qui se manifeste dans son vécu, ses émotions et ses comportements, puis nous allons explorer ce qui peut se jouer plus profondément, parfois à un niveau inconscient, afin d'identifier ce qui demande à être libéré.

L'accompagnement s'adapte donc au jeune, et non l'inverse.

Un rythme qui s'adapte aussi à chaque adolescent

Tous les adolescents n'ont pas les mêmes besoins. Toutes les familles n'ont pas non plus la même organisation.

C'est pourquoi les rencontres peuvent être proposées chaque semaine ou tous les quinze jours.

Pour certains jeunes, une rencontre hebdomadaire sera plus adaptée. Pour d'autres, notamment lorsque l'organisation familiale impose un autre rythme, quinze jours entre deux rencontres pourront être davantage appropriés.

Le rythme peut également évoluer au fil du parcours, en fonction de l'évolution du jeune et de ce qui lui convient.

L'objectif n'est pas d'ajouter une contrainte de plus à son quotidien, mais de lui offrir un espace dans lequel il puisse réellement avancer.

Et si votre adolescent est déjà accompagné par un psychologue?

Le Parcours Adolescent ne se substitue pas à un suivi psychologique lorsqu'un tel accompagnement est nécessaire ou déjà engagé.

Un psychologue peut offrir un espace essentiel pour parler, mettre des mots sur ce qui est vécu et travailler différents aspects psychologiques.

Mon approche est différente et peut, dans certaines situations, être complémentaire.

Elle permet notamment d'explorer les émotions, le ressenti corporel, certaines croyances et d'expérimenter des techniques de libération émotionnelle.

Il n'est donc pas forcément question de choisir l'un ou l'autre.

Un adolescent peut déjà être suivi par un psychologue et trouver dans ce parcours un autre espace, avec une autre façon d'explorer ce qu'il vit.

Certains adolescents ne souhaitent pas rencontrer un psychologue, ou ne se sentent tout simplement pas à l'aise avec cette approche. Cela ne signifie pas pour autant qu'ils ne souhaitent pas être accompagnés. Ils peuvent avoir besoin d'une autre façon d'aborder ce qu'ils vivent, avec davantage d'expérimentation, de ressenti et de libération émotionnelle.

L'important est de trouver l'espace dans lequel le jeune pourra progressivement se sentir suffisamment en confiance pour avancer.

Et si le premier pas était simplement de venir découvrir?

Votre adolescent n'a pas besoin de savoir à l'avance si ce parcours va lui convenir.

Il n'a pas besoin de savoir expliquer exactement pourquoi il va mal, ni de savoir ce qu'il attend de ces rencontres.

La première rencontre est avant tout un temps pour faire connaissance, découvrir cet espace et voir si une relation de confiance peut commencer à se construire. Peut-être qu'il sera immédiatement à l'aise. Peut-être qu'il restera sur la réserve. Peut-être qu'il aura besoin de temps pour observer, de comprendre qui je suis et ce que je lui propose avant de se sentir prêt à aller plus loin.

Il n'y a rien à réussir. Il n'y a pas de bonne façon de venir.

Il y a simplement un jeune qui traverse une période difficile, et un espace dans lequel nous pouvons avancer ensemble, à son rythme, pour comprendre ce qui se joue en lui , identifier ce qui peut le bloquer, et l'aider progressivement à s'en libérer.

 

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